28/07/2017

Hymne national suisse

Sur nos monts, quand le soleil
Annonce un brillant réveil,
Et prédit d'un plus beau jour le retour,
Les beautés de la patrie
Parlent à l'âme attendrie;
Au ciel montent plus joyeux
Au ciel montent plus joyeux
Les accents d'un coeur pieux,
Les accents émus d'un coeur pieux.

 

Lorsqu'un doux rayon du soir
Joue encore dans le bois noir,
Le coeur se sent plus heureux près de Dieu.
Loin des vains bruits de la plaine,
L'âme en paix est plus sereine,
Au ciel montent plus joyeux
Au ciel montent plus joyeux
Les accents d'un coeur pieux,
Les accents émus d'un coeur pieux.

 

Lorsque dans la sombre nuit
La foudre éclate avec bruit,
Notre coeur pressent encore le Dieu fort;
Dans l'orage et la détresse
Il est notre forteresse;
Offrons-lui des coeurs pieux:
Offrons-lui des coeurs pieux:
Dieu nous bénira des cieux,
Dieu nous bénira du haut des cieux.

 

Des grands monts vient le secours;
Suisse, espère en Dieu toujours!
Garde la foi des aïeux, Vis comme eux!
Sur l'autel de la patrie
Mets tes biens, ton coeur, ta vie!
C'est le trésor précieux
C'est le trésor précieux
Que Dieu bénira des cieux,
Que Dieu bénira du haut des cieux.

 

Suisse, espère en Dieu toujours!

 

Les paroles de l'ancien hymne national suisse datant de 1841 et remaniées depuis par Werner Widmer, sont en forte contradiction avec le spectacle d'inauguration du tunnel du Saint Gotthard tenu le 1er juin 2016. Ce spectacle clôturait 17 années de labeur titanesque pour la création du plus long tunnel ferroviaire du monde.

Lors de cette inauguration à laquelle étaient invités les chefs d'état allemand, français et italien, le « riche programme culturel » dont la direction artistique a été confiée au metteur en scène allemand Volker Hesse en a pourtant étonné et choqué plus d'un.

En effet, ce spectacle qui a coûté la bagatelle de 12 millions de francs met en scène une célébration sordide du culte des enfers.

Triste spectacle en vérité. Nous voilà devant un message simple et clair au sujet de la future collaboration helvétique et européenne.

Il y a eu néanmoins de fortes réactions à ce spectacle hideux et effrayant et nous pouvons espérer que la foi à laquelle fait référence le nouvel hymne national suisse contrebalancera les effets d'une adoration néfaste de la matérialité à outrance.

Il est peut-être bon de souligner que cette adoration n'a jamais rien apporté de bon ni de constructif à long terme. Au contraire, elle réduit simplement ses adorateurs en esclavage et cela peut se révéler dangereux pour les adeptes de ce culte autant que pour les citoyens placés sous leur égide.

 

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